504eme BATAILLON DU TRAIN

Le 504è BT est l'héritier du Groupe de Transport 504 fondé en novembre 1943 à Rivoli en Afrique du Nord (par transformation du 6è Régiment de Tirailleurs Algériens) et qui a participé à toutes les campagnes de la Première Armée Française de 1944 et 1945. Après le franchissement du Rhin le 504e GT s'implante à Spaichingen puis Offenbourg. Dissous le 31 décembre 1948. Reconstitué en Autriche le 1er avril 1951 à partir des 449e et 450e Compagnies du Train, il s'implante à Insbruck et Hall. Dissous de nouveau le 16 décembre 1953 à Mourmelon.

Recréé le 1er avril 1956 par transformation du 57e Bataillon de Tirailleurs Algériens. Ses cadres proviennent du 1er R.T.de Paris, des 501e G.T. de Vincennes et 523e G.T. de Montlhéry, et de la 602e C.C.R. de Vincennes. Le bataillon est implanté dans le secteur de DUPERRÉ jusqu'en fin 1957 (Sud Algérois, aujourd'hui Ain Defla). Puis opère dans le secteur d'AUMALE (aujourd'hui Sour-El-Ghozlane) et de DJELFA jusqu'en octobre 1958. Opère ensuite dans le secteur de MÉDÉA jusqu'en 1961 d'où il rejoint MAISON-CARREE.

Au plus fort des opérations, le bataillon comprend : une compagnie de commandement, d'appui et de services, quatre compagnies de combat dont l'une se transforme en février 1959 en commando de chasse "Kimono 22". Sa C.C.A.S. comprend un détachement muletier venu du 27e Escadron du Train, une harka (une cinquantaine de rebelles ralliés) montée sur 18 chevaux, un peloton blindé sur half-track, un groupe de mortier, un groupe d'artillerie de 75mm, un groupe cynophile. Des pièces de 105mm venues des 7e et 47e d'Artillerie y sont détachées. La grande majorité des appelés est originaire du Nord, de l'Ile de France et de Bretagne.

Le bataillon participe comme bataillon d'intervention à toutes les opérations menées dans ses différents secteurs, bien loin des taches réservées traditionnellement au Train.

Pendant ses 6 ans de campagne, le 504e B.T. a perdu 47 hommes "Morts pour la France". Ses homme ont reçus 5 Légion d'Honneur, 47 Médailles Militaires et 500 Croix de la Valeur Militaire.

En 1961, le Bataillon s'implante à Maison-Carrée.

En mai 1962, les personnels sont répartis dans diverses unités du Train en Algérie. A l'exception d'une cinquantaine d'hommes qui début juin 1962 prennent la direction de Sissonne.

Le 504e Bataillon du Train est dissous à SISSONNE le 15 juin 1962.

(Pour partie : Source "Bataillons, Escadrons, Régiments du Train, voir chapitre "à lire")

 

Campement à El Marsa

 

Campement à El Marsa

 

Le phare d'El Marsa face à l'île Colombi

 

La côte

 

A El Marsa

 

A Littré

 

A Littré

 

A Orléansville

 

A Littré

 

Dans les rues de Littré
Les photos sont la propriété de Raymond Dewit, appelé du contingent 54 2/B, maintenu sous les drapeaux au 504ème B.T. 1956-1957.. Tous droits réservés

 

Courrier pour Raymond Dewit


C'est avec le Centre d'Instruction du Train 160 l'une des rares unités du Train à être cité dans l'histoire de la guerre d'Algérie. Célébrité dont l'unité se serait bien passé. Le 504ème Bataillon de marche du Train a connu une désertion qui fait grand bruit à l'époque.

En avril 1956, l'aspirant Maillot, rappelé sous les drapeaux en octobre 1955, déserte de son unité en emmenant un camion d'armes qu'il va livrer à un maquis du Parti Communiste Algérien. Bien vite, une partie de ces armes passe à l'A.L.N. Il est quasiment certain que ces armes ont servi aux rebelles lors de l'embuscade de Palestro où une section de 21 soldats du 9e R.I.C. (dont 15 pères de famille) succombe. 15 rappelés du contingent trouvent la mort. Lorsque les secours parviennent sur les lieux de l'embuscade, plusieurs ont été torturés puis tués et d'autres mutilés après leur mort, leurs corps exposés sur les rochers. Des 6 autres rappelés qui ont été faits prisonniers par l'A.L.N., un seul sera délivré par les Français. Un second sera tué au cours de l'assaut du 1er R.EP. et du 20e B.C.P.. Les 4 autres ont disparus à jamais.

Maillot et un autre européen sont tués dans un engagement en juin 1956 dans une opération menée par le 504ème Bataillon du Train et un escadron de gendarmes mobiles. L'Algérie indépendante fera du traître un héros.

" La trahison ne s'oublie pas. Allah n'aime ni le traître ni le criminel (Sourate IV, 107)".

Ce Maillot n'a rien de commun avec le Médecin-major François-Clément Maillot (1868-1952) qui a donné son nom au très connu Hopital Maillot d'Alger.

  Le Train en Algérie

 
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Unités du Train en Afrique du Nord